Conseil Scientifique

Origine et Historique

Présenté par M. Raymond Kriegel, vice-président du CEAS d’Alsace

C’est au mois de mai 1995 et à la demande de Mgr Charles Amarin BRAND, archevêque, que le CEAS a ouvert la réflexion autour d’un conseil scientifique chargé dans notre région de se saisir de l’étude de questions sociales et économiques, avec une première réunion d’approche le 18 mai 1995 au Conseil Régional d’Alsace à l’invitation de M. André VIERLING.

Il aura fallu un certain temps de recherche et de maturation pour aboutir à une formulation plus précise des objectifs et des méthodes.

Objectif et Méthode

L’objectif du conseil scientifique est de réunir  autour d’un noyau de membres du CEAS, des experts compétents dans un secteur retenu pour une étude et pour la durée de celle-ci, ces experts n’ayant pas nécessairement à être membres du CEAS ni à adhérer à ses options de base.

Ce groupe du conseil scientifique sera donc à composition variable en fonction du thème d’étude qui lui sera confié par le C.A. du CEAS ou que ce dernier aura validé sur proposition du conseil scientifique.

L’objectif pour chaque thème est de faire le point d’une question économique et/ou sociale en toute rigueur et neutralité.

Le résultat de ce travail pourra ensuite servir d’éclairage au CEAS pour ses propres choix, ou à d’autres décideurs ; il pourra aussi être le point d’appui pour un développement d’actions (formations, informations, prises de positions, propositions,…) du CEAS, sous sa responsabilité propre.

La méthode retenue dans cette première phase a été celle d’une enquête, suivie d’un rapport de synthèse.

I. LIEN SOCIAL ET DEPENDANCES

Du rapport ainsi réalisé, un thème émergent a été relevé pour un travail plus ciblé et transversal : lien social et dépendances.

Une ou plusieurs séances de travail avec les acteurs associatifs devront permettre de dégager des propositions :

  • pour les acteurs eux-mêmes et éventuellement
  • pour les acteurs politiques et institutionnels
 

LE DEROULEMENT

 Après la phase de recherche évoquée au 1er paragraphe sur les objectifs et la méthodologie, a commencé un travail concret au 1er semestre 1998 :

un document introductif au débat appelé « Réflexions pour la réunion du 28 mai 1998 » a balayé un champ d’hypothèses très ouvertes

un questionnaire a été diffusé aux responsables économiques, sociaux et institutionnels.

« Questions et solutions pour les problèmes sociaux en Alsace » avec une hypothèse de travail, une méthodologie et la proposition de 2 questions ouvertes selon un processus de travail proche de la « méthode Delphi … ».

les réponses nombreuses (plus de 50) et parfois complexes furent classées en 85 propositions.

celles-ci furent regroupées en deux parties :

analyse des problèmes sociaux considérés comme importants par les acteurs locaux

propositions de solutions inspirées du mode de pensée et d’agir local, chacune de ces parties ayant 7 items.

 Une conclusion sous le titre de  » citoyenneté – lien social ».

 

Ces documents constituent le rapport d’étape d’avril 1999, qui fut présenté et discuté en réunion du 15 mars 2000.

Le 16 mai 2000 le conseil scientifique entreprend un programme de travail, arrête une méthode et un calendrier pour approfondir l’étude d’un point ciblé parmi 5 thèmes identifiés :

. lien social et santé

. lien social et personnes dépendantes, âgées ou handicapées

. lien social et étrangers

. lien social et prisonniers

. lien social  et jeunes en errance.

C’est le 2ème sujet qui fut retenu en premier.

Des séquences de travail se sont succédées avec des responsables d’associations le 27.6.2000 ; 11.9.2000 ; 12.10.2000 ; 30.11.2000 ; 8.2.2001 ; 11.4.2001.

En septembre et octobre 2000 furent rédigés deux documents reprenant le fruit des échanges et des expériences :

  • lien social et dépendance
  • fil conducteur pour un recueil et une analyse des données face à différentes formes de dépendances 

Sur la base du 2ème document ont été rédigées 6 monographies relatives à la dépendance dans différentes situations.

Le 9 juin 2001 une matinée a réuni tous les acteurs ayant participé à ces travaux pour échanger sur les attentes et besoins des associations, de façon à aboutir à des propositions concrètes sur :

. des entraides possibles et la mutualisation de moyens

. les vecteurs d’information à destination des professionnels

. les informations et formations au bénéfice des associations et des aidants.

Le 15 septembre 2001 : une journée d’information formation est tenue pour les associations ayant participé pour initier un travail de qualification et de mutualisation à partir de 3 thèmes :

. les mesures relatives à l’emploi pour les personnes handicapées

. les mesures d’accompagnement social

. les démarches concrètes pour un dossier européen.

PERSPECTIVES

Le résultat de ces travaux pourra être valorisé auprès d’autres associations ou auprès de collectivités, pour entrer dans le bien commun.

Le conseil scientifique a achevé là sa mission sur ce thème ; il a promu l’autonomie de proximité (principe de subsidiarité).

Et le conseil peut passer à l’étude d’une autre question.

 

II. LA FAMILLE

 

Suite à une demande de Mgr Doré, qui rejoignait les préoccupations du CEAS, le travail en vue d’un colloque sur la Famille a été lancé début 2004 avec le parcours suivant :

un document introductif, partant d’une thématisation de l’actualité réalisée à partir d’extraits de presse recueillis sur tout l’exercice 2004, de façon à l’ancrer dans les préoccupations contemporaines et à mesurer son ampleur ;

la réalisation de 15 auditions – interviews d’une heure trente chacune, avec transcription des entretiens, validation par les interviewés et publication d’un condensé de chacun d’eux tout au long de l’année 2005 dans L’Ami Hebdo, pour préparer la tenue du colloque ;

Ces interlocuteurs étaient choisis pour leur compétence dans le monde de l’éducation, de la pastorale familiale, de l’accompagnement des parcours, de l’évolution du droit, de l’intégration des différences : handicaps, migrations, etc,.. , de l’implication professionnelle des femmes, de la réflexion sociétale, de la sociologie et de la protection sociale intergénérationnelle… 

  1. Henri Bauer ; La famille : un enfant entouré d’adultes, dans la durée.
  2. Jean-Paul Brion : La pus belle vocation du monde : éduquer un enfant.
  3. Gabrielle Buchmann : La famille dans tous ses états.
  4. A.-France Delarchand : La famille, cellule de la société, cellule d’Eglise.
  5. Serge Ebersold : La famille, partenaire d’un projet collectif.
  6. Antoine Fabian : Le couple et la famille construisent la société.
  7. Jawwad Hajjam : Le lieu familial transcende les différences et difficultés.
  8. Etienne Helbert : Le point de vue de la pastorale familiale.
  9. Pierre Karli : La famille : parole échangée et sensibilité partagée.
  10. Dominique Lerch : La famille révélée par la différence.
  11. Jean-Paul Lingelser : Le lien de filiation, axe de stabilité et de solidarité familiales.
  12. Sylvie Lorentz : La famille, un chemin vocationnel.
  13. Michel Reyser : Le travail des femmes encourage le projet familial.
  14. Liliana Saban : La famille à l’épreuve de la migration.
  15. Yves Weber : La famille portée par l’optimisme des femmes.

le colloque lui-même , au CIARUS les 21 et 22 octobre 2005, avec la présence de Mgr l’archevêque, en trois demi-journées dédiées :

  • Familles d’aujourd’hui : le regard de la sociologie ;
  • Familles d’aujourd’hui : l’adaptation du droit ;
  • Familles d’aujourd’hui : les repères éthiques.

le recueil des contributions et auditions pour la publication des Actes (disponible auprès du CEAS – utliser le formulaire contact pour passer commande au prix de 10€ + frais d’envoi)